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Crédit immobilier : les banques se séparent des courtiers, l’assurance emprunteur en ligne de mire

Ces deux professionnels sont partenaires, et les courtiers ne peuvent s’adresser qu’à des banquiers pour le crédit. Mais ils s’adressent également aux assureurs pour l’assurance emprunteur. Et bien souvent, l’assurance la moins chère n’est pas celle proposée par la banque qui octroie le crédit… Et si le courtier remplit correctement sa mission, la banque ne sera pas satisfaite.
 

Avec ces taux bas, l’assurance emprunteur coûte souvent plus cher que le crédit en lui-même. Si les banquiers fournissent le crédit à un taux compétitif, elles se rattrapent souvent sur l’assurance emprunteur. Les courtiers font, de leur côté, jouer la concurrence jusqu’au bout.

Les banques voient ainsi leurs marges s’envoler dans d’autres poches, celles des assureurs.

Le but d’un courtier est de trouver le crédit le moins cher, mais pas seulement…

Trouver le taux de crédit immobilier le moins élevé possible, les courtiers le font bien. En mutualisant les demandes de leurs clients, les courtiers peuvent ainsi obtenir des taux sensiblement plus avantageux. Mais les taux sont tellement bas, que les courtiers n’apportent qu’un gain financier assez réduit sur le crédit en lui-même.

Assurance emprunteur : L’économie, c’est possible

Par contre, sur l’assurance emprunteur, les économies réalisées en faisant jouer la concurrence sont importantes. Toujours est-il, que la commission, versée par la banque serait autour de 1% du montant du capital emprunté. Si cela convenait à l’ensemble des partenaires en période de taux plus élevés, avec des marges confortables pour les banques, l’année 2020 annonce un changement de rémunération pour les courtiers.

Les banques se séparent massivement de leurs apporteurs d’affaires

« Les banques décident de couper massivement le nombre de courtiers avec lesquelles elles travaillent, mais c’est aussi pour travailler plus avec ceux qui travaillent efficacement et leur apportent un vrai service ».

je le constate car aucun de nos partenaires bancaires n’a résilié nos convention. David Rosselli. gérant CPI conseil prêt immobilier.

Si une guerre semble déclarée entre les banquiers et les courtiers en crédit immobilier, ce n’est pas si simple.

Pour les banques, les courtiers sont aussi un moyen de se développer de manière ciblée et flexible et contrôlée : ils représentent pour elles un apport important de nouveaux clients qu’ils peuvent sélectionner finement en fonction de leur politique commerciale.

Encore faut-il que le courtier soit bien structuré et efficace !

Les banques vont sélectionner les bons courtiers en fonction des critères suivants : le volume d’affaires, la taille, et surtout la qualité des dossiers traités. La question qu’elles vont se poser désormais c’est :

  • Est-ce que ce courtier me fournit des dossiers vraiment complets ?
  • est-ce que le client transforme bien ensuite et ouvre son compte dans ma banque en achetant son bien immobilier ? 
La prime va donc aller aux courtiers engendrant une production significative et un respect de l’échange relationnel.
Le secteur arrive à une phase de maturité, et la baisse des taux a accéléré le phénomène, engendrant un « nettoyage » du secteur par les banques.
 

En résumé :

il faut comprendre que ce remue-ménage est encore une fois positif pour les particuliers.

les courtiers restants sur la place mériteront leur titre de courtier et apporteront la garantie a leurs futurs clients d’un traitement aboutit de leur dossier.

sans vouloir être trop condescendant, les banques ont un réel besoin de rentabiliser les crédits immobiliers. c’est pour cette raison qu’elles demandent un certains nombres de contreparties que le client doit respecter. et c’est bien aux courtiers d’expliquer les raisons de ces contreparties.

n’hésitez pas nous contacter si vous souhaitez de plus amples renseignements